Serge TANGUY 
Thérapeute Humaniste en Bretagne - Eveilleur de Conscience
Créateur de la méthode @Universalithée
Magnétiseur - Auteur

Ne confondez pas ego et égaux


Le concept de l'ego

Sommes nous égaux ou avons nous de l’ego ? Nous vivons dans un monde qui nous demande d’être, de plus en plus, proches des autres, afin de vivre en communauté humaine complexe. Ce n’est pas toujours facile car nous venons tous d’horizons différents, quelquefois de culture et de confession différentes. Nous sommes tous uniques, mais ce sont ces particularités qui font la richesse d’un pays.

D’après la constitution des droits de l’homme et du citoyen, nous naissons égaux en droits, mais dans les faits ce n’est pas toujours exact. Je déplore le fait que certaines personnes savent s’arroger les droits du pays, mais semblent oublier les devoirs qui vont avec. Je conçois que nous ne soyons pas d’accord sur la manière de voir ou percevoir les choses, ce qui est tout à fait compréhensible étant donné que nous sommes différents.

Je constate à regret, et cela m’attriste, de voir à quel point, dès que nous ne sommes plus d’accord avec une personne - peu importe son origine, sa confession, ses convictions - lors d’une discussion, nous ne sommes plus égaux, nous avons de l’ego.

La fausse croyance sur l'ego

Revenons, sur le fameux ego, pour se rappeler ce que cela définit exactement. C'est un substantif tiré du pronom personnel grec et latin “ego”, signifiant moi ou je. Il semblerait, alors, que lorsque j’ai de l’ego, je pense à moi, je défends mon point de vue.

Je m’interroge, je n'ai plus le droit de défendre mon point de vue ? Sinon j’ai de l’ego. J’ai fini par comprendre cela : “Je ne peux pas défendre mon point de vue, parce que je vais gêner mon interlocuteur”. Si ce dernier n’aime pas mon discours, il pourrait me dire que j’ai de l’ego. Mais si je ne défends pas mon point de vue, qui va le faire ? Je n’ai pas encore trouvé la bonne réponse (rires).

Là, par contre, mon interlocuteur sera ravi parce que je ne le contredis pas. Nous serions donc égaux dans ce cas de figure ? Je suis convaincu que non. Comment puis-je faire ? Si je donne mon avis, j’ai de l’ego, mais si je me tais, on me fait croire que nous sommes alors égaux. Un dilemme cornélien, une tempête sous un crâne. 

Le véritable sens de l'ego

Mon ego, mon instinct de survie (le moi que je suis) s'insurge, crie, hurle dans mon corps pour me dire : “Défends toi, tu es en train de te faire avoir par ton interlocuteur”.

Le moi que je suis (mon moi profond) rentre alors en conflit avec le moi que je montre (mon moi visible). Le moi que je montre, celui qui a été bien éduqué, bien formaté pour ne pas aller au conflit, mon esprit. Celui qui depuis tout petit a appris des règles de vie en communauté, de bien-être, de savoir-vivre, de respect de l’autre. Ce moi-là est d’accord avec le principe de l’égalité, c’est d’ailleurs dans les principes de la République Française : Liberté, Égalité, Fraternité.

Mais, d’après des minorités, qui se revendiquent pourtant comme mes frères de par la République, ils ont le droit d’être libres et égaux, mais ne veulent pas être mes frères en devoir ? Je ne comprends pas. Je déplore le comportement de certains individus qui nuisent à l’ensemble de la communauté. Cela crée des dissensions, des fractures, mais je suis convaincu que nous pouvons y arriver tous ensemble. 

Ego = Instinct de survie

Mon ego, mon instinct de survie (le moi que je suis) s'insurge, crie, hurle dans mon corps pour me dire : “Défends toi, tu es en train de te faire avoir par ton interlocuteur”. Le moi que je suis (mon moi profond) rentre alors en conflit avec le moi que je montre (mon moi visible). Le moi que je montre, celui qui a été bien éduqué, bien formaté pour ne pas aller au conflit, mon esprit. Celui qui depuis tout petit a appris des règles de vie en communauté, de bien-être, de savoir-vivre, de respect de l’autre. Ce moi-là est d’accord avec le principe de l’égalité, c’est d’ailleurs dans les principes de la République Française : Liberté, Égalité, Fraternité. Mais, d’après des minorités, qui se revendiquent pourtant comme mes frères de par la République, ils ont le droit d’être libres et égaux, mais ne veulent pas être mes frères en devoir ? Je ne comprends pas. Je déplore le comportement de certains individus qui nuisent à l’ensemble de la communauté. Cela crée des dissensions, des fractures, mais je suis convaincu que nous pouvons y arriver tous ensemble. 

Défendre mon point de vue ne signifie pas dire avoir de l'ego

Revenons à nos egos, je comprends que vous défendiez vos points de vue, vous avez le droit de le faire, mais moi aussi. Pourquoi taxer quelqu’un de complotiste, de raciste, de populiste, parce qu’il a une pensée différente de la vôtre ? Vous avez le droit de vous insurger et j’aurais juste le devoir de me taire ? Je refuse de me soumettre à ce dictat d'une minorité de personnes qui polluent les esprits faibles. En effet, qui est rejeté, ostracisé, calomnié ?  Un esprit fort, un esprit qui montre qu’il va se battre pour les mêmes droits que vous : Liberté, égalité, fraternité. Je vais tenter une explication à votre comportement, fautes d’arguments et d’une réflexion aboutie, vous faites des raccourcis, vous passez d’égaux à ego en un mot. Vous demandez du respect, soit vous devriez en recevoir, mais j’ai pris conscience que le respect ne se demande pas, il s’acquiert par le combat. Le combat des idées pas des idéaux.  

Je vous en conjure, ne tombez pas dans le piège tendu par toutes ces personnes soi-disant bien-pensantes qui se réjouissent de nos désaccords. Ces personnes veulent nous faire confondre ego et esprit étriqué. Elles ont compris depuis longtemps qu’il existe un conflit entre le moi que je suis (le moi émotionnel) et le moi que je montre (le moi réflexionnel (à la fois rationnel et factuel)). Nous avons tendance à ne jamais nous dévoiler totalement, nous ne montrons que ce qui nous semble le mieux pour ne pas être en conflit. C’est justement toute la problématique, le conflit interne a été banalisé pour éviter le conflit externe. Tout semble aller bien en surface alors que la colère gronde dans nos ego, dans nos esprits, dans nos âmes. 

Ne confondez pas ego et esprit étriqué

Si le moi que je suis, exprime un point contradictoire au vôtre, pour certains j’ai de la gueule, pour d’autres j’ai de l’ego. Oui j’ai de l’ego car j’ai un instinct de survie qui tente de me sauver de moi-même, de mon autre moi, mon esprit - le moi que je montre. Vous vous rappelez celui qui a été formaté, qui doit rester bien sage pour ne pas faire de vagues, pour ne pas gêner les esprits étriqués (pardon “formatés”) par des dogmes de pensées. Je dois donc me taire, je ne dois rien montrer, mais cela réveille mon instinct de survie (mon ego) qui me dit : “Tu viens de te faire dévorer”. Ne voulant pas admettre son erreur, mon esprit (le moi que je montre) ne voulant pas perdre la face va tenter de nous faire croire qu’il gère la situation grâce à notre mental, alors que c’est totalement faux. 

Notre mental, le centre d'exécution des ordres, vient de l’esprit et du ressenti. Toutefois, quel ordre exécuter si notre esprit est soumis aux dogmes et qu’il ne faut plus écouter notre ego ? Nous risquons d’y perdre la raison, notre mental n’arrivera plus à raisonner, ce qui est tout sauf raisonnable pour notre santé mentale. Revenons donc au coupable : notre esprit soumis qui refuse d’assumer la responsabilité de s’être fait tromper. Dans ce cas de figure, il cherchera un coupable, notre ego. Je vous en conjure, faites confiance à votre ego, sinon vos deux cerveaux décisionnaires ne décidant plus rien, vous confondrez de fait esprit étriqué et ego. Si vous faites confiance à votre ego, il va falloir déformater votre esprit. L’esprit situé au niveau du 3ème œil, le siège du nous. Le fameux nous qui est composé, comme par hasard, du je et des autres. Notre esprit soumis aux dogmes depuis son enfance a appris à répondre aux besoins des autres avant de répondre aux miens. Les autres sont devenus le fameux nous, c’est comme cela que notre esprit a été mis à genoux (Je/nous) car il n’écoutait plus notre instinct de survie (notre ego), le fameux Je. Certains viennent de prendre conscience de leur manque de clairvoyance, ils n’ont en effet pas vu le subterfuge caché derrière le mot ego. L'Ego c’est bien le moi, le je. Le je de l’esprit (celui qui cherche à avoir raison) devenu l’ego. J’affirme, dès à présent, que tous ceux qui parlent d’ego en parlant des autres, parlent en fait de leur étroitesse d’esprit. Difficile d’avoir une réflexion poussée sans ouverture d’esprit. Frank Zappa l’illustre ainsi “L’esprit c’est comme un parachute, s’il reste fermé on s’écrase”. 

Nous venons d’aborder deux des trois moi. Il reste encore le moi que je voudrais être, le moi d’âme. Je vous passerai une nouvelle démonstration du mauvais emploi du mot ego. Si nous voulons être égaux, nos droits et nos devoirs sont les mêmes. Si vous avez le droit à la parole, moi aussi. Vous avez le droit de ne pas être d’accord avec moi, accordez moi la réciproque. Je l’exprime ainsi “Soyons d’accord sur le fait que nous ne sommes pas en accord, acceptons notre accord de désaccord”. Nous serons alors égaux mais il nous restera quand même de l’ego.


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