Depuis longtemps, l’OMS, Organisation Mondiale de la Santé, explique que la santé humaine ne se réduit pas au domaine médical.
La santé n’est donc pas une exclusivité médicale, et il convient de bien situer le domaine dans lequel le Reiki se trouve.
Dans le Préambule à la Constitution de l'Organisation mondiale de la Santé en juin 1946, l’OMS définissait la santé comme : ʺun état de complet bien-être physique, mental et social, [qui] ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité.ʺ L’OMS distinguait la santé médicale et la santé non médicale, sous le terme générique : SANTÉ.
En 2004, dans son rapport ʺInvestir dans la Santé Mentaleʺ, l’OMS distinguait à nouveau le côté médical du côté non médical pour le concept de ʺsanté mentaleʺ. En effet, elle expliquait que la santé mentale ʺne consiste pas simplement en une absence de troubles mentaux (…) [C’est] un état de bien-être par lequel l’individu reconnaît ses capacités, est capable de faire face au stress normal de la vie, travaille de manière productive et fructueuse et apporte une contribution à sa communautéʺ.
Des notions comme ʺle bien-être subjectif, l’auto-perception de l’efficacité personnelle, l’autonomie, la compétence, la dépendance entre générations et la reconnaissance de sa capacité d’auto-actualisation de son potentiel intellectuel et affectifʺ, concédaient à la santé mentale une dimension positive. Ainsi apparut le terme de santé mentale positive, fondement du bien-être d’un individu et du bon fonctionnement d’une communauté.
Dans un rapport intitulé ʺLa Santé Mentale, l’affaire de tous. Pour une approche cohérente de la vieʺ, la France reprenait en novembre 2009 cette vision de la classification santé médicale – santé non médicale, y compris celle de la santé mentale. Pour cette dernière, la France envisageait également une notion ʺpositiveʺ. Elle offrait une triple classification de la santé mentale (nous reprenons les définitions en l’état) :
La définition de l’OMS sur la santé en 1946 établissait un nouvel angle de compréhension des besoins de l’être humain pour être heureux : ne plus être réduit à un symptôme médical, mais voir son bien-être psychologique pris en compte, ce bien-être ne pouvant être appréhendé que par lui-même, et traduit dans ses discours par ʺje me sens bienʺ ou ʺje ne me sens pas bienʺ.
La compréhension de la santé mentale affinait ensuite cette approche subjective de soi en se basant sur la perception positive ou négative que l’être humain a de lui-même et de sa vie.
Pour que l’être humain soit en bonne santé, l’OMS dressait dès 1946 la nécessité d’unéquilibre entre la santé médicale et la santé non médicale.
Par la suite, l’OMS constatait que la santé mentale faisait partie intégrante de la santé et qu’elle était déterminée par des facteurs socioéconomiques, biologiques et environnementaux.
A ce titre, des facteurs comme un changement social rapide, des conditions de travail éprouvantes, la discrimination, l’exclusion sociale et la violation des droits de l’homme, un mode de vie malsain et des risques de violence ou de mauvaise santé physique contribuaient aux problèmes de santé mentale.